Mercredi 17 Avril à 19h30 Maison de quartier bottière ciné-débat-"Moonrise-Kingdom"



Moonrise Kingdom
Réalisé par Wes Anderson
2012 (1h 34min)
Avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray
Genre Comédie , Drame



Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté.


Commentaires après la séances : 


Elise
Juste un message rapide pour rajouter une incohérence : Avant que le bateau quitte le quai, l'adulte prend le temps de hisser la voile, mais au moment où le bateau se met en mouvement on comprend qu'il a mis le moteur : ça m'a marqué sur le moment, et puis je l'ai zappé... Mais quand Michèle a souligné que nous accueillons le film avec ce que nous étions sur le moment, ça m'est revenu en mémoire : je l'ai vu, sans doute parce que dans l'après-midi j'avais passé un moment à observer les optimistes (ces petits bateaux à voile pour enfants) jouer avec le vent sur l'Erdre... 
Euh, pas si rapide mon message...  Oui Hélène, un film rafraîchissant, c'est le mot...  A voir...

Alain
Petite séance ce soir en nombre mais bonne séance en partage... Content du voyage !!       sacré Wes Anderson né en 1969 et pas en 1971 comme je l'avais annoncé, mais cela ne change pas la donne : pourquoi la référence aux années 60 dans "Moonrise Kingdom "?! " ce n'est qu'il faut autant se laisser aller à la métaphore qu'à lui résister" !

Michèle
Ce film est une farce truffées d'invraisemblances et d'incohérences. C'est le bourzouf au pays des bourzoufiens..   mais des bourzoufiens tristounes, paumés...
Ce qui m'épate c'est que tout cela mène à l'harmonie, l'apaisement. Tout est décomposé au départ et les deux petits amoureux, plus mûrs et adultes que les adultes, recomposent une forme de tissu familial. Le puzzle mélangé se met en place. La fille fuyant sa famille revient en son sein, les parents se sont calmés, l'orphelin trouve un père et les deux petits amoureux forment un couple. Ce serait presque navrant de conformisme après tant de situations déjantées ; mais ça passe. ça ne dérange pas car il reste une parcelle d'anormalité, de décalage, dans ce dispositif .
J'ai envie de dire aussi que la fille est une figure de la libération féminine. 
J'ai bien aimé revoir ce film que j'avais tant apprécié à sa sortie. Je le reverrai encore avec plaisir.  
Une dernière chose : scout toujours ????            

Elise
Il était pas mal aussi, le prof d'histoire (narrateur) : je ne sais pas pourquoi, mais il m'a fait penser à Merlin... Il surgissait de nul part, dans le décor mais hors de l'histoire... Pour justement, nous rappeler que ce n'est pas un conte hors du temps...
Sinon, ah non, surtout pas scout toujours !!!   
Bref, entre le film assez surprenant, qui mérite en effet d'être revu une deuxième fois, parce qu'il est tellement riche de pleins de petits détails... et les échanges qui ont suivis : mon sentiment c'est l'émerveillement et l'apaisement : un embarquement pour un autre monde... Et le débarquement, ce matin au boulot, a été plutôt difficile...     

Alain
Émerveillement oui! dans les deux sens : du genre de récit et du sentiment que cela procure. Mouvement de libération conjoint. et féminine et masculine. J'ai bien aimé quand il la découvre en "raven". C'est tout à fait ça. Et les chenapans masqués de bestioles bergamasques au nez des adultes. Sans compter que c'est romantique total jusqu'au suicide à deux pour échapper à la séparation, s'unir dans la mort. Oui bien équilibré le film. Harmonie et aussi une tendresse incroyable. Non seulement celle qui réunit les deux mais ce qui les réunit aussi avec les autres en bout de course, avec le reste de la bande, puis avec les adultes. Une tendresse pour l'ensemble des personnages, sauf les premiers parents adoptifs et la harpie de l'action sociale. Les acteurs utilisés à contre-emploi, c'était top de voir Bruce Willis - le même qui fait des déclarations pour le port des armes. Et Harvey Keitel en pépère, en vieux phallus ridicule "Toujours prêt !", le même que les films de Martin Scorcese, de Abel Ferrara, ou Jane.Campion, passé à la moulinette de Wes Anderson 
Maison de quartier Bottière

Michèle
C'est truffé de clins d'oeil aux genres : le western, le film d'aventure (pirates); le film de guerre, la comédie romantique etc. La scène du clocher en fait notamment partie. La scène de découverte de l'évasion avec le trou dans la tente masquée par une affiche est hilarante; c' est tellement banal, vu et revu, dans les films où des prisonniers s'évadent en fabriquant un tunnel ! J'aime bien tous ces détournements.
Elise, j'ai à chaque fois éprouvé une joie tranquille et de l'apaisement alors que j'ai ri tout le long du film comme une belettes à bosses. La musique participe aussi à cet apaisement, il me semble, celle du générique de fin où chaque instrument trouve sa place au sein de l'orchestre. J'avais envie que jamais cela ne s'arrête.
Ce film nous embarque dans un autre monde mais il parle de nous, de notre univers, on s'identifie...
En tout cas, pour ce qui me concerne, ce film est un grand film qui me restera toujours en mémoire. Il ne faut pas en oublier son exigence plastique aussi.
Bravo l'artiste !!! Je crois avoir entendu des applaudissements après la projection, je me trompe ou j'ai rêvé ?

Elise
La musique m'a fait vibrer, j'ai beaucoup aimé... Et puis, ce générique de fin : cette façon de donner vie à chaque instrument, un par un puis tous ensemble, avec leurs différences...ouah !...
Eh oui, un autre monde auquel on peut s'identifier mais dans lequel on s'évade, on oublie son quotidien, on est hors du temps (euh, même si la petite lumière rouge qui clignote est là pour nous rappeler à l'ordre en fin de séance... )... Bon il va peut-être falloir que je me réveille : j'ai cette sensation agréable d'être encore dans le rêve...


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