Nouveautés


Image de Hayao Miyazaki


si vous observez des erreurs de dates ou des manques merci de nous avertir ICI







Prochaines séances


Mercredi 18 Octobre à 19H30 
La huitième femme de Barbe-bleue d'Ernst Lubitsch
Maison de quartier Bottière


Prochaines séances de ciné-débat au restaurant social :

Vendredi 20 octobre à 13H30 :
Se battre de Santana et Duret 
suivi d’un débat en présence du secours populaire - prélude à la journée de refus de la misère internationale, déclinée par le collectif nantais le samedi 21 place du Bouffay  
Restaurant social

Vendredi 3 novembre à 13H30 : 
Moi Daniel Blake de Ken Loach
Restaurant social

Vendredi 24 Novembre à 13h30 :  
Dallas buyers club de Jean-Marc Vallée
suivi d’un débat en présence de AIDES
Restaurant social




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Information sur une initiative citoyenne que nous soutenons :
Rencontre autour de la table 

Le Mouvement de la Grand Place nous invite à habiter poétiquement La Bottière (des habitants et associations pour un centre de quartier convivial et solidaire)

Bienvenue à tous et toutes apporter un petit quelque chose à grignoter et/ou à boire
 le lundi et toutes les deux semaines.
          
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Nos commentaires sur les derniers films  : 

- Everyone Else
- Mr Smith au sénat
- Paterson
- Béliers
- A-la-recherche-de-Vivian- Maier
- Le client de Asghar Farhadi
Elle de Paul Verhoeven (sortie au Katorza, mai 2016)
A peine j'ouvre les yeux de Leyla Bouzid (sortie Concorde)
Mia Madre de Nanni Moretti (sortie au Katorza)
L'Institutrice de Nadav Lapid
Une histoire de fou  de Robert Guédiguian (Sortie au Katorza)
Nostalgie de la lumière de Patricio Guzman
Le bouton de nacre de Patricio Guzman (sur notre forum)
Samia de Philippe Faucon
Fatima de Philippe Faucon avant première au Katorza

Les commentaires d'Elise :
Limpides et bien sentis sur toute sorte de films dans les salles
Ici sur notre forum



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Les entretiens de notre collègue Dominique Vergnes :
Celui de Hughes Barthes auteur de bédés qui méritent le détour ICI

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- La carte d’accès solidaire au cinéma 

éditée par nous, contractualisée avec les deux cinémas le Katorza et Le Concorde elle permet à tous ceux qui ont des difficultés pécuniaires d'accéder à l'ensemble de leur programmation au tarif de 3,6 euros la séance.  
Conditions : moins de 800 euros de revenu mensuel, (minimas sociaux etc. ) 
Contact : lasagessedelimage@free.fr ou tel 0251136715.
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Notre nouveau forum de discussion sur les films  :
http://sagesseimage.forumactif.org/forum


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Les sorties collectives au cinéma
Nous proposons deux sorties par mois,

Le programme des salles nantaises :
Le programme du Katorza 
Le programme du Concorde
Le programme du Cinématographe
Programme du Bonne Garde

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Suggestions : 
 - Vincent nous proposera un programme sur le thème du Hacker,
  (il nous met en appétit sur le Forum)

- David un film sur la thématique de l’arbre et de l’écologie.
 
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AGENDA GLOBAL 2016 de La Sagesse de l'image

----Victoria-----

Belle comédie oui. Merci à Dominique de l'avoir fait découvrir.

Le propos se résume déjà dans le titre et le nom du personnage. 
Bon d'accord elle est paumée la minette, mais elle ne cesse d'assurer et c'est son problème... avec celui d'être hyper entourée. Le ressort comique revient à cette concentration d'entourage qui concerne toute les dimensions - une véritable accumulation, où elle rajoute une nouvelle à l'ensemble des autres comme on enfile des perles presque en s'ennuyant : pro, désirant sexuelle sentimentale, familiale - bon là hum en tant que mère ...et je dirai surtout dimension "femme" c'est là ou peut-être la comédie est intéressante dans ses profondeurs.
Bon en fait le listing des personnages : le psy, l'amie , Sam le nouveau nounou, les sex toys masculins de commande, etc.. ? Ou bien elle est entourée ou bien on lui demande d'entourer. L'avocate en tant que coach est elle-même coachée pour tous ces personnages secondaires.. un personnage féminin de superstar, donc fragile bref la femme que j'ai toujours voulu être. cooll !!! Qui assure jusqu'à la caricature et n'assure plus rien, ce n'est pas nouveau. On le voit dés le départ du film.
Cependant qu'elle se fait couillonner, comme nous.... par ses aspirations, par les circonstances, par les autres ! nous nous y projetons allégrement dans cette folie loufoque ce maelstrom indigeste jusqu'au dégueulis du personnage, le processus de son auto-élimination.
Donne envie de voir le premier film de Triet. Même si la comédie reste bien blanche dans un microcosme de classe moyenne, les incertitudes auto-réflexives et errements du féminin sont toujours intéressantes en dehors même des préjugés de classe, quand on s'aperçoit avec surprise que l'objet (sexuel sentimental professionnel peut être capable d'interlocution, de parole, de rapport bref qu'il y a eho eho quelqu’un en face. Sur ce plan l'ange qui veille aurait pu avoir plus de profondeur (Sam). Si clairement depuis le départ il a des attirances on déplace par petites touches homéopathiques le point de vue sur lui. Mais ce serait un autre film, le mystère de ses motivations profondes étant l'un des ressort de cette comédie, il ne sait pas plus qu'elle dire je t'aime je te désire, etc..

" l'Atelier" (et notre écriture)


Avant-première Au katorza en présence de Laurent Cantet




L’atelier (1h 53min)
de Laurent Cantet

Avec Marina Foïs, Matthieu Lucci, Warda Rammach

Résumé : La Ciotat, un été. Antoine suit un atelier d’écriture où quelques jeunes en insertion doivent écrire un roman noir avec l’aide d’Olivia, une romancière reconnue. Le travail d’écriture fait resurgir le passé ouvrier de la ville, son chantier naval fermé et toute une nostalgie qui n'intéresse pas Antoine. Davantage connecté à ce monde actuel, le jeune homme s’oppose rapidement au groupe et à Olivia que sa violence va alarmer autant que séduire.

Nos commentaires
 avant ceux de la presses Yes!
(si vous voulez poster d'autres avis les envoyer sur lasagessedelimage@free.fr )



Dominique :
merci pour le choix de ce film. Il est d'une rare intelligence, à la base à mon avis , une bonne étude sociologique de la France de 2017........la résurgence de valeurs anciennes confrontées à des tentations extrêmes quelles soient religieuses ou politiques, ou même des deux, j'ai beaucoup aimé.
 

Alain  :

Un peu court le débat non ?... quoique plein du film je ne pouvais pas y intervenir.. c'est maintenant que cela me vient comme souvent au cinéma un jour après... par exemple sur al répartition masculin féminin des films de Cantet. On sent que Cantet quoique du côté de l'émancipation peint des personnages féminin dont il limite la puissance. Me marque par exemple la tout dernière image de l'écrivaine, s'asseyant accablée sur son petit bureau au fond de la salle par rapport aux autres tout aussi déconcertés certes - après le beau discours de celui qui se libère (et qu'elle a contribué de façon involontaire à libérer). On assiste à son effondrement du personnage féminin dans son braquage et enlèvement bien sûr mais surtout dans sa fuite en retour sur la colline. Elle n'est pas condamnée par le réalisateur mais sa puissance en prend un sacrée coup. Et on retrouverait sans doute ça dans le film précédent de Cantet aussi bien peut-être que dans le Sud avec Charlotte Rampling . à revoir.
Mais ce qui vaut pour le féminin aut aussi pour le masculin mais de façon séparée généralement La puissance y est contestée. (Ressources humaines, L'emploi du temps).

Ici on pourrait dire cela porte sur les deux : mais comme en chassé croisé. où quand se dégonfle la puissance de l'un se regonfle si je puis dire celle d e l'autre sans que jamais cela ne se rencontre véritablement et c'est ça qui fait le charme de la mise en scène. J'aime, un beau film âpre. On va voir la critique quand il sortira.

Claude :
Pas ressenti Alain ce que tu écris sur le masculin féminin.
Au contraire, elle ne laisse pas courir, elle cherche à le rencontrer, elle l’affronte. A la fois, elle le prend comme il est et entend sa violence, et aussi essaie de le ramener vers du plus social et moins violent. Elle ne joue pas les oies blanches lors de son enlèvement. Bon, elle part un peu en courant, une autre attitude n’est pas réaliste. La peur face à la violence qui n’a pas de sens, la désarçonne malgré sa force.
C’est je trouve le symbole de notre société occidentale, qui affirme rester droite dans ses bottes face à la violence « gratuite » et au terrorisme, mais la peur commence à faire son chemin pourtant.
Oui, je ne comprends pas bien son effondrement à son bureau, alors qu’elle a l’occasion enfin de comprendre. Et pourquoi pas d’être heureuse qu’il ait pu mettre en mot son malaise, et s’en libérer... Encore trop choquée?
Oui, la question (la réponse du réalisateur surtout) aurait été intéressante.
Bon, je ne vais au ciné qu’une ou deux fois par an. A chaque fois, c’est une découverte totale, j’en sors étonnée, surprise, ravie de découvrir un nouveau langage dans des films qui aident à voir et à s’emparer de la complexité de nos vies. Merci merci

Alain :
Nos impressions sont toujours plus complexes que ce qu’on veut bien en retenir dans nos commentaires. Après avoir écrit le mien plus haut je me suis ravisé en voyant que le point d'arrêt sur la puissance vaut aussi bien pour les personnages masculin de  Laurent Cantet (et Campillo son co-scénariste sans doute - il faudrait faire une analyse de genre de "120 battements par mn"). Par exemple le fils autant que le père dans "Ressources humaines" ou bien le faux chercheur médecin expert (de l'affaire Roman) dans "L'Emploi du temps". M’intéresse la façon dont les personnages s'érigent, et s'effondrent : comment ils prennent consistance ou au contraire se délitent, s'effritent... C'est une constante de nos vie d’affronter le néant. Est-ce que ce caractère universel est accepté par toutes tous ?  Je  m'éloigne trop du film et lui fait dire ce qu'il ne dit pas ? N'empêche, la destitution me semble une problématique de Cantet, la difficulté à se tenir droit et d'exister. C'est un cinéaste de la force et la fragilité, de cette surface sensible ou l'on oscille entre le noir et la joie, entre la force et l'effondrement. etc.. surface que nous occupons pleinement nous spectateurs dans ses films étant sans arrêt sur la sellette. Enfin, je trouve qu'il nous dérange.

Everyone else




Everyone else

De Maren Ade

Genre Drame, Romance


2 récompenses à Berlin 2009



Résumé :  Pendant leurs vacances en Sardaigne, Chris et Gitty rencontrent un autre couple qui va remettre en cause leurs certitudes...

 Nos commentaires :


Fred
 Très bonne idée pour mieux connaître la réalisatrice de Toni Erdmann!
          
Elise 
Merci pour cette séance de ciné originale!... La thématique du couple est inépuisable... Ce film est une proposition que chacun interprètera librement à l'aune de son expérience...
Suite à notre after... C'est bien Laurent Lafitte qui jouait le violeur dans "Elle" Et qui joue Antoine Leconte dans "K.O."...
Sinon, j'ai trouvé ce film très riche, très bien interprété, avec deux personnages qui sont aussi "consistant" l'un que l'autre (je parle de Gitti et Chris) mais différemment... Chris est plus dans la retenue mais il exprime malgré tout beaucoup de choses : par exemple la séquence où les deux couples écoutent une chanson dans la pièce de la maman, le lien entre Gitti et Chris est très fort et les regards qu'ils échangent en disent long...Merci pour cette séance, une belle découverte...

Elisa.
film intéressant bien interprété
            
François
 Merci quoi qu'il en soit pour ce film riche d'enseignements et chacun , comme dit Fred , y trouvera sans doute un lin par rapport à ce qu'il vit . Pas toujours cool le Chriss : j'attends les gens en montagne en ce qui me concerne!
              
Alain
 C'est un peu comme "Sarabande" le dernier téléfilm de Bergman, ça n'a l'air de rien et on n'a envie de leur dire au départ " ce sont vos histoires". Puis on finit par rentrer dans l'épaisseur qui se creusent des personnages : garder de la distance vis à vis d'eux les vivre de l'extérieure et sur l'autre bord s'y projeter violemment comme pour ma part quand elle passe par la fenêtre, dans un désir inconscient et justement incompréhensible de le faire.
J'ai adoré quand elle menace avec une lame son hôte retrouvant la charge de provocation du personnage Tony Erdman. J'ai aimé cette femme., été sensible au désarroi de cet homme, ils se cherchent tous deux, lui plus encore qu'elle peut-être. Le fait d'être jeté dans l'existence sans fard et pourtant de s'amuser à se farder.

Claudine
Je suis partagée au sujet de ce film ... j'ai du mal à comprendre le comportement des deux jeunes femmes, celui de la coupeuse de cheveux en quatre, comme celui de la potiche soumise à son mec
le jeune architecte ne semble pas savoir ce qu'il recherche ... mais apparaît lamentablement soumis aux caprices de son copain, l'affreux dominateur ...
je préfère quand même Bergman
 l'after, par ce "soir d'été en ville" ( ) fut un moment délicieux de partages ... 


Les Cahiers du cinéma : " La réussite est si complète que les noms qui viennent aux lèvres sont Bergman et Fassbinder. On porte désormais les plus grands espoirs sur Maren Ade.. Toutes Les critiques du film Ici





« Mr Smith va au sénat » de Frank Capra



  
   
 
Mr. Smith au sénat
de Frank Capra
avec J. Stewart et Jean Arthur
scénario : Sidney Buchman
d'après le roman de Lewis R.Foster
sortie USA, oct. 39 ; France, janv.40




 

Commentaire de Danielle :

Suite au débat selon lequel ce film serait populiste, sans reprendre tous les éléments déjà évoqués dans le débat, voici quelques contre-arguments :

le choix du nom « Mr Smith » signifie (par sa fréquence) déjà « quiconque »
la secrétaire qui avait entrevu un autre regard sur le monde, veut abandonner ce monde politicien qu'elle dépeint ; elle ne se reconnaît plus là-dedans, elle réagit !
devant le déchaînement déloyal contre Mr Smith, devant son abandon, cette secrétaire retrouve de l'énergie, non seulement parce qu'elle est amoureuse, mais aussi parce qu'elle est sûre qu'une telle loyauté, une telle pureté des intentions ne peut que triompher de tout ; elle croit en la constitution !

si un magnat de la presse peut faire la pluie et le beau temps, des journalistes font leur travail... Un million d'exemplaires est tiré pour dire la vérité ; ce ne sont pas les journalistes qui sont attaqués mais le magnat... On voit d'ailleurs des journalistes dans la chambre du Sénat prendre des notes lors du discours de Smith !

Le sénateur Paine est très mal à l'aise dans tout le film ; à chaque discours, c'est sa honte qui nous est montrée dans un deuxième temps. Il est prisonnier du magnat, mais sa conscience est bien là ! A la fin, il jette l'éponge et crie la vérité en s'excluant lui-même de la chambr.

Enfin et surtout, cet idéal revendiqué dans la constitution fonctionne ; chacun peut s'exprimer, dire sa vérité jusqu'au bout : la vérité triomphe, faisant honte à ses traîtres ! Je redis : c'est un grand et beau film qui dit : n'abandonnez pas vos convictions humanistes, défendez-les jusqu'au bout, vous êtes dans un cadre qui le permet, vous triompherez !




La réception du film

Un attaqué par la presse de Washington et par de nombreux hommes politiques au Congrès américain.
 


En octobre 1939, lors de la première diffusion de Mr. Smith Goes to Washington à la salle de la Constitution à Washington, D.C., la salle comprenait 4 000 invités, incluant 45 sénateurs. Considéré comme anti-américain et pro-communiste, ce film a été perçu comme une interprétation fausse du gouvernement américain, accusé de corruption1. Alors que Frank Capra revendique dans son autobiographie que certains sénateurs ont quitté la salle lors de la première, la presse contemporaine ne se prononce pas sur la véracité des faits, ou encore s'il est vrai que des sénateurs aient hurlé de colère lors de la première projection.

Pete Harrison, un journaliste respecté, a suggéré que le Sénat américain passe une loi autorisant les propriétaires de salles de cinéma de refuser la production de films qui n'étaient pas dans le meilleur intérêt du pays. Cela n'arriva pas, mais certains sénateurs tentent de répondre aux attaques liés aux répercussions du film sur la réputation de leur institution : ils tentent de forcer le passage de la Neely Anti-Block Booking Bill (en), qui a finalement mené à la dissolution de l'entreprise d'exploitation de salles de cinéma appartenant à la Columbia Pictures, à la fin des années 1940. Columbia a riposté en distribuant un programme mettant en relief le patriotisme du film et le soutien à la démocratie, et a publié de nombreuses critiques positives à l'égard du film.

D'autres objections se sont aussi fait entendre : Joseph P. Kennedy, l'ambassadeur américain en Grande-Bretagne, a écrit à Capra ; la Columbia a encouragé Harry Cohn à dire qu'il avait peur que le film nuise au prestige américain en Europe, et elle a vivement recommandé l'interdiction du film en salle en Europe. Capra et Cohn ont répondu en citant les critiques du film, ce qui a apaisé Kennedy, dans la mesure où il n'a jamais suivi ces propres recommandations, même s'il avait des doutes sur le film. Le film a été interdit dans l'Allemagne nazie de Hitler, dans l'Italie fasciste de Mussolini, dans l'Espagne de Franco et dans l'URSS communiste de Staline. D'après Frank Capra, le film a aussi été doublé dans certains pays européens pour altérer le message du film en vue de se conformer aux idées officielles.

Mr. Smith Goes to Washington est considéré comme un film dénonciateur (précurseur des lanceurs d'alerte ou whistleblowers) par excellence de toute l'histoire américaine. Le Dr. James Murtagh et Dr. Jeffrey Wigand ont cité le film dans leur œuvre phare comme le premier Dénonciateur à Washington  (Whistleblower Week in Washington) de toute l'histoire américaine, en mai 2007.