Merc 18 avril 19h30 -"Locataires"

Locataires

Corée du sud, 2004
De Kim Ki-duk
Scénario : Kim Ki-duk

Avec Lee Seung-yeon, Jae Hee, Kwon Hyuk-ho

Durée : 1h30



Vincent nous propose ce film de Kim Ki-duc..
D'après son synopsis ci-dessous cela se présente pour nous comme une nouvelle expérience cinématographique :

Locataires, est un film dont on n'a envie de dire peu de chose pour ne pas le déflorer, d'ailleurs les personnages n'en disent pas beaucoup plus. Un personnage énigmatique qui sillonne les quartiers résidentiels pour occuper des maisons inoccupées, une femme maltraitée, on saupoudre avec de la poésie visuelle et musicale, une mystérieuse balle de golf qui ne quitte jamais je protagoniste et qui nous réserve quelque surprises, des chorégraphies qui rappellent le Thaï Chi, une histoire d'amour surréaliste.

Commentaires après la séance :

Alain :
Dans le film, il allait de la même poésie de celui qui voit - et agit - sans être vu - pas vu pas pris - Mais apprend à devenir imperceptible, cependant parce qu'il est pris et sur-pris. D'abord par la femme qu'il rencontre, puis par son pseudo mari ; par le boxeur ; par son propre tir de balle de golf inconséquent - et le regard de celle qui l'accompagne ; pris par la police; pris par les gardiens. Mais s'échappant dans les reflets, dans les photographies, dans les images, dans les glissés de son passage d'une image à l'autre. C'est un film qui traite du passage et voudrait dire la légèreté - ce qui ne pèse sans peine et à zéro - en éternité (dernière image, de la mesure du réel faite (crée) à son image : une définition de la poésie). Fuir et rester à tout jamais.  Je l'ai quelque fois aperçu l'ange dans mon regard périphérique à la limite de l'imperceptible vers 180°. Une chorégraphie de l'impossible qui le dit comme réel.
Je suis charmé par un cinéma qui se porte à l'idée et à la poésie. En revanche plus circonspect en ce qui concerne la mise en scène ou la dramaturgie.  Mais pour reste les personnages sont à l'image d'étiquette. Une fois posé ils restent identiques à eux-même. Toutefois soyons juste : le changement d'épaisseur du personnage principal du moment où il est en prison est surprenant. Ce n'est plus tout à fait le même. Plus étonnante encore que sa "réapparition" en homme imperceptible. Mais à titiller notre interrogation de savoir si nous rêvons, à nous mettre du côté de l'imperceptible, devenons-nous nous mêmes imperceptible.
Je ne sais plus dans quel film on a une idée identique, d'une femme qui parvient à s'échapper de l'unité psychiatrique de type carcérale, en devenant quasi invisible au regard des surveillants.

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Prochaine séance le 2 Mai à 19h30 :

- "True Grit" de Joel et Ethan Coen proposé et présenté par Lelou

Accès Maison de quartier Bottière :
salle "Projet" au rez-de-chaussée à gauche à l'entrée. (ouverture à 19h20)

(à l’angle de la rue du croissant et n°127 de la route de Ste Luce, on ne peux pas manquer le grand bâtiment en bois).
Bus ligne 11 Arrêt Bois Robillard
Tram ligne 1 Arrêt Souillarderie.

Contact renseignement 
: tel 02 51 13 67 15  

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