Mia madre



Elise.:
 nous sommes une force les uns pour les autres : un soutien, même silencieux, face à l'intime que nous vivons chacun avec le film... Pour moi c'est précieux, riche et ça peut même faire grandir...

Claudine:
C'est joli ce que tu exprimes, Elise ! je ressens souvent cette impression de communier avec plein "d'amis inconnus" (comme les avait nommés Supervielle) quand je regarde un film beau et émouvant, seule devant mon téléviseur ... c'est pourquoi je ne regarde presque jamais de DVD car je sais alors que je suis seule à les voir !

Françoise : 
Il n'a certainement pas joué dans les films de Stanley K, il ne se sait pas ses textes, ne reconnaît pas les autres acteurs ou petites mains entrant dans la confection de films, et pour cause...mais qu'est ce qu'il est drôle ce Barry, et il apporte avec lui un vent de légèreté pour rendre l'atmosphère de ce film moins pesante, film qui nous renvoie forcément à nos histoires personnelles !!! Touchant est bien l'adjectif le qualifiant au mieux. Merci Alain 

Alain :
Après le film : touché mais pas coulé. J'ai apprécié qu'on n'en discute que peu. Que chacun-e aille à son intime quoique ayant partagé un même espace, un même film un même temps.
Platon nous dit que Socrate fonde sa trajectoire sur l'oracle de Delphes qui lui assure qu'il est le plus sage des hommes, oracle qu'il se doit de vérifier ; il la fonde aussi comme chacun sait sur le constat que "tout ce que je sais c'est que je ne sais rien". Et c'est réjouissant au fond de retrouver Moretti disant à travers son personnage tranquillisant de sage de la famille qu'au fond il ne comprend rien, et il n'y a rien à comprendre à cette histoire qui en plus a fâcheusement tendance à tirer vers la fin. La rose est sans pourquoi. Si "l'art est une finalité sans fin" (Kant) c'est une manière charmante de mettre en rapport comme cela a été fait maintes fois fois la réalité de la scène et la fiction de la réalité. J’avais lu quelque part sur l'un de ces espèces de messages pseudo spirituels qu'on trouve sur Internet Facebook etc que dans la vie c'était la mort qui avait le dernier mot. Un sacré paradoxe qui démontre que la mort au fond n'existe pas.. Un paradoxe dans lequel comme à son habitude Moretti entre à bras le corps. de façon franche honnête volontaire. Son espérance à lui incarnée, investie physiquement par le beau personnage de la réalisatrice. J'ai adoré ce film particulièrement beau touchant. Et les rires de mon voisin derrière moi.. dont je ne connais pourtant pas le visage et que le le film a rapproché, comme Moretti rapproche ses personnages. Il le fait depuis au moins le film qui nous la fait connaître "La messe est finie" où le jeune prêtre qu'il incarne rapproche les générations et ses anciens camarades militants d'extrême gauche quelque peu paumés. Un "go beetween" dont la vespa est le fétiche qui continue ses pieds de nez à ne pas se vouloir LE centre, cela il le laisse à la réalisatrice et son acteur (Torturo) mais au centre dans sa singularité. Celle qui trace des lignes pour la faveur des autres.

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