Maison de quartier Bottière mercredi 19 octobre à 19h15-Harvey-Milk

Attention nous faisons démarrer le film à 19h 30 ding ding sonnante, ouverture à 19h15 exceptionnellement

Harvey milk

Réalisé par Gus Van Sant
Avec Sean Penn

Genre Biographie , Drame
Durée : 02h07 Année 2008
Oscar du Meilleur acteur pour Sean Penn
et meilleur scénario pour Dustin Lance Black .

7 prix et 17 nominations

Résumé :
Le film retrace les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire.



Autour du film :



Plus d'infos sur le films :  
(Infos Allo-ciné )


Extraits de la Critique presse :
ICI




Commentaires après débat sur le film : 
 Martine :
Un film très fort sur Harvey Milk.Vie professionnelle solide et conformiste, hédoniste charmeur, cachant son homosexualité jusqu'à ses 40 ans, le film montre son évolution personnelle, il se revéle homme de conviction et de Vérité, en assumant son homosexualité au grand jour, et en quittant sa vie confortable.
Juste avant son assasinat et sa victoire en politique, il reconnait ses sentiments profonds et réciproques pour un ami. Sans relâche , il a fait reconnaitre les droits des homosexuels dans une Amérique encore puritaine sous influence des lobbys. Cette émancipation et cette Libération il la souhaite à tous les "nous autres" différents, guettés par le bras vengeur d'un ange exterminateur, à l'image de Dan, l'assassin d'Harvey.
Au prochain mercredi

Alain
Merci Martine.
J'ai encore l'image de la prestation de Sean Penn. Qui incarne le personnage.
J’essaierai toutefois de passer un bout du documentaire sur le Harvey Milk réel tout aussi extraordinaire que le film de Gus van Sant.
J'ai aimé les échanges. Il nous a manqué 20 minutes pour les parfaire car il y avait de la matière. On n'oubliera pas qu'avec les juifs, les homos et les roms ont été les victimes de l'extermination systématiques des nazis. Ce qui rend insupportable la façon dont les roms ont été de nouveau stigmatisés dernièrement pour satisfaire un électorat qui vote à l'extrême. C'est criminel et impardonnable. Les roms doivent lutter autant pour leur vie que les homos comme ils le disent dans ce film. Quelque part les arguments anti-homos dont nous donne quelques perles lors des débats télévisés dans le film, sont identiques à ceux des arguments anti étrangers. Les deux se reposent sur la question de l'identité. L'identité en tant que norme plutôt qu'en tant qu'énigme, ouverture partagée avec l'autre justement.

J'ai aimé ta première remarque sur le "cru" des rapports entre ces hommes - que j'ai remise en perspective sans nier ton sentiment. Cela m'a offert l'occasion de te connaître un peu plus,et de me rapprocher de toi. (Ce sentiment de "décontenancement" je l'ai eu aussi mais d'une autre façon, ce qui m'a permis de le relativiser aussi. Le fond du problème c'est d'accepter d'être dérangé dans ses habitudes, d'en saisir la chance.


Michèle
Quel film !!!! J'ai autant apprécié l'esthétisme que la façon de traiter le sujet ; tout en nuances. On passe du rire à l'émotion, la colère et l'empathie. On se pose la question de l'engagement et des luttes qui jamais ne doivent être abandonnées. Ce qui me stupéfie toujours c'est que rien n'est jamais acquis. Vigilance perpétuelle; en tout. Particulièrement bluffée par le jeu de Sean Penn.
Un constat que l'on connaît déjà mais qu'il est peut-être de bon aloi de répéter : Accepter une injustice ou une forme d'intolérance ; c'est toutes les accepter.
J'ai aimé que cet homme fasse avancer la reconnaissance des homosexuels et parte à la conquête de leurs droits fondamentaux en pratiquant la non-violence ; cela me touche particulièrement.
C'était un clown aussi, ce qu'il m'a fait rire ! Et un habile rusé, comprenant vite le jeu du théâtre politique, un opportuniste qui savait tourner les événements en faveur des idées qu'il défendait. Fort et fragile à la fois.
Sempiternelle question : qu'est-ce qui fait que certains soient à ce point animés pour consacrer leur vie à faire évoluer la société ? Qu'est-ce qu'un meneur ?
La colère ou la révolte ne peuvent pas être les seules raisons.
Sensible depuis longtemps à la reconnaissance des différences d'orientation ; sensible au fait que nous nous sommes tous un jour au l'autre demandé de quel " bord" nous sommes ; j'ai envie de plagier ce matin et clamer ; nous sommes tous des homosexuels !!!!
Excessive moi !!! Jamais !!!
C'était bien de vous revoir, vous m'aviez manqué la séance précédente
La belette aux pieds nickelés

La Sagesse de l'image :
Pour dire que toutes les questions que se posent Michèle sont intéressantes et très justes.
Je réponds à une de tes questions qu'est-ce qu'un meneur : un meneur est un autre nous-même. Qui ose être celui qu'il est. Ce en quoi cela marche et nous le suivons. Non pas pour l'idée de lui qu'il a mais parce qu'à partir de son affirmation nous pouvons nous affirmer nous aussi. C'est le contraire de la soumission à une idée, c'est la liberté. Il y a une valeur universelle de la liberté, et une valeur incarnée. Qui a besoin de nos incarnations.
Le meneur c'est celui qui est sur le fil de l'acte. Et cet acte n'a besoin d'aucun effort : que d'oser. Ce qui est bon est libre et ce qui est libre est bon.

A quoi il faudrait rajouter ceci : qu'en aucun cas le meneur ne construit d’Église et ne contribue à ce qu'on érige sa figure en mythe. On peut citer de nombreux cas... Il y a cette phrase dans le Zarathoustra : oubliez moi et vous me retrouverez. Mais Nietzsche qui était à sa manière un clown cosmique, a pris de la distance par rapport à son personnage conceptuel . La question de l'imitation est au cœur de sa théorie, c'e"st une lise en abîme au sens où c'est dans l'imitation que l'on révèle la vérité de ce qu'on imite et qu'on s'en distancie. C'est ce que fait Milk sur le plateau de télévision : il ne s'oppose pas à la logique de l'autre : acceptant de dialoguer avec elle, il ne lui fait la leçon, il la tourne en ridicule en poursuivant jusqu'au bout la logique du fondamentaliste qui se démontre absurde et comique aux yeux de tous.


Alain
Milk était déjà juif homosexu, et nous des roms :

"Ils viennent du fond des temps, allant et puis revenant
Les tzi, les tzi, les Tziganes, les Tziganes
Ce sont nos parents anciens, les Indo-Européens
Les tzi, les tzi, les Tziganes, les Tziganes.../..
(Léo Ferré )


Michèle :
Merci pour Léo Ferré; purée ça donne envie de le réécouter !!!
La valse des commentaires : pendant que j'écrivais le mien, Martine publiait. Si j'avais lu le sien, le mien aurait été peut-être différent. Influences.... non néfastes.... Liberté de rebondir sur la parole de l'autre. Se retrouver en partie de ses pensées etc...
Haute voltige ; mais résumé très résumé les méandres de mes rapides pensées en zig zag : ça rejoint une partie de ce que tu dis au sujet de ce qu'est un meneur et en évoquant Nietzsche quant à la question de l'imitation.. Oui, c'est du grand écart mais j'aime bien être funambule...




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