mercredi 15 juin--Le-voleur-de-bicyclette



Maison de quartier Bottière
mercredi 15 juin à 19h30

Le voleur de bicyclette

Réalisé par Vittorio De Sica

Durée : 01h30min




Résumé du film :
Chômeur depuis deux ans, Antonio trouve un emploi de colleur d'affiches, mais il se fait voler sa bicyclette, outil indispensable dans le cadre de son nouveau métier.

 : Si le film Le Voleur de bicyclette est une oeuvre phare du néoréalisme, c'est parce qu'il synthétise toutes les caractéristiques de ce courant. Tourné en extérieur dans des décors naturels avec des acteurs non professionnels et peu de moyens et d'effets techniques, ce long métrage qui date de 1948 aborde les problèmes du chômage et de la pauvreté urbaine par la voie du mélodrame populaire.

Suivi d’un débat : Cinéma : fiction et réalité ?

En lien avec la séance au Katorza sur "Le gamin au vélo" de Jean-Pierre et Luc Dardenne , un clin d’œil neoréalisme italien. Que nous dit le cinéma de notre contexte de société ?

Commentaire après la séance 
de Michèle : J'ai aimé redécouvrir ce film. Je garde son esthétique en mémoire ce soir. Les touches successives ; par exemple la scène au marché avec le monsieur voulant offrir une sonnette à l'enfant ; la gestuelle des balayeurs ; le vieil homme sur le pont désert ; la pluie et ses flaques juste après l'averse ; le ballet des colleurs d'affiches à vélo avec leurs longues échelles sur l'épaule ; le restaurant et l'incroyable coiffure du gamin bourgeois et ce gros plan sur le chanteur, les génuflexions dans l'église transformée en un restau du coeur ancienne version ; la montagne de linge ; les centaines de vélos s'agitant et les hommes lestes qui les enfourchent ; insouciants et inconscients du drame qui se joue ; Rita devenue ridée à cause de son image mal collée etc... Il y en a tant ! Elles ne sont pas toutes du même registre mais elles m'ont impressionnée. J'ai apprécié la bande originale quand elle prenait des aspects de tarentelle, la voyante imposante ; régnant sur ce petit monde désemparé ; la comédie sous-jacente qui accompagne le drame.
Intriguée par la violence respectueuse et l'irrespect non-violent qui se dégagent.
Il y a beaucoup encore à dire au sujet de ce film.
C'était bon d'entendre l'italien ; d'être en Italie. Mémoire d'un moment de vie à Reggio de Calabre d'où est originaire un acteur de cinéma muet qui a fait se pâmer les femmes : Rudolph Valentino C'était une bonne soirée   










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