Revoir La prisonnière



A une amie qui à déjà vu le film


 un film ça se revoit !!! Ce film était le préféré d'un professeur des écoles, l’avait vu plusieurs fois, croyait le connaître par cœur, pourtant il l'a reconsidéré suite à mon intervention dans sa classe. Cela m'arrive encore de changer de regard sur un film pourtant vu et revu, travaillé au corps. Quand le film fait art.

Même les gamins parfois parviennent à déplacer mon regard par leurs remarques, leur sensibilité leurs erreurs d'interprétation ou contraire leur justesse de regard. L'enjeu c'est que cela fasse débat entre nous, que nous "épaississions le signifiant du film " de nos interprétations. Des réalisateurs comme Bertrand Blier disent : La soif du mal de Orson Welles je le revois plusieurs fois dans l'année, c'est un besoin, quand je vais mal par exemple....

J'ai fait une projection particulière en amont d'une séance au restaurant social sur "La rivière sans retour" avec Marylyn Monroe, qu'une de mes invitées a démonté le film, une autre allait dans le sens contraire mais je me suis dit quelle l'idée de proposer ce film ?!.. En le projetant au restaurant social nous l'avons vu autrement. Une très bonne séance où les gens sont beaucoup mieux rentrés dans le film, ont mieux rendu justice à ses significations. Comme quoi l’intelligence du film n'est pas forcément du côté de ceux auxquels on s'attend. Des exemples comme ça il y en a beaucoup.

Oui il y a de très bons films dans les westerns. L’appât d'Antony Mann en fait partie, que nous ne passeront pas à Bottière pour les raisons que tu invoques : c'est que ce n'est pas le genre de ces dames ! Comme quoi les stéréotypes sont bien partagés - et j'y succombe aussi - tu connais ma théorie à ce sujet. Nous verrons en suivant au restau mi janvier My sweet Pepperland, un western moderne, déjà vu en sortie collective au Katorza,

Pour finir certains critiques disent  que le film de Bidegain ne serait pas hélas pas à la hauteur de La prisonnière du désert, l'une de ses inspirations. Possible que j'aille m'en faire une idée, il y a des films éreintés que nous aimons bien. Et il est arrivé bien souvent que la critique ait revu sa copie plusieurs années après. Revoir un film est toujours productif y compris pour les journalistes de la presse spécialisée.
Alain

Lecture du film par Jean Douchet 

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